HISTOIRE DE MÉMOIRE JUIVE – mjdp

Historique

La réalisation de la première exposition, Paris 1991-1992

Le succès de ces expositions retracé dans 2 émissions de « La source de Vie » de M J.Eisenberg (Antenne 2)

Le public, nombreux, devant les panneaux de l’exposition

Créée en 1986 par des juifs immigrés et des enfants d’immigrés sans distinction politique, l’association s’est appelée à l’origine Mémoire Juive de Paris (MJDP) et s’était donné pour but de montrer par une série de grandes expositions photographiques et des publications, le visage de cette immigration qui a fui les ghettos, les pogroms et la misère pour retrouver la dignité humaine dans la France des Lumières tout en insistant sur la contribution de ces immigrés à leur patrie d’adoption.

 

Mémoire Juive de Paris se proposait de présenter des documents et photos recueillis dans les familles juives rescapées de la Shoah afin de préserver leur mémoire.

 

La période retenue de cette immigration va de 1880 à 1948 et traverse toutes les tragédies de l’histoire contemporaine jusqu’à la Shoah et l’immédiat après-guerre. Les juifs immigrés en France ont participé aux deux guerres mondiales pour la défense de la liberté et de l’indépendance du pays.

Les membres de l’association souhaitent présenter les réalisations de l’association à travers toute la France. Les photos provenaient en effet pour partie de familles installées avant guerre dans des villes de province ou retraçaient la fuite des Juifs quittant Paris pour trouver refuge dans villes et villages de France pendant la guerre et plus particulièrement en zone sud. Le fonds ne comportait donc pas que des photos « parisiennes ».

La mémoire juive concernait alors toute la France et pas seulement Paris. Nous avons donc voulu marquer notre intérêt pour la vie juive en France et pas seulement à Paris en changeant le nom de l‘association qui devient MÉMOIRE JUIVE-mjdp. La permanence de « mjdp » a pour but de souligner la continuité dans laquelle nous nous plaçons.

La vocation pédagogique de ces manifestations a été parfaitement comprise par la génération suivante: enfant nés pendant la guerre ou génération de l’après guerre que l’on a appelé la génération du « baby boom », liés par toute leur fibre aux drames de la guerre souvent brièvement évoqués, parfois soigneusement cachés ou au contraire ressassés par les parents ou les ainés, ils ont voulu continuer la transmission de leur histoire familiale.

Restant fidèles à l’esprit des fondateurs, ils ont présenté documents et photos en utilisant les techniques de leur époque.

Une nouvelle exposition intitulée « un regard sur l’immigration et l’intégration des Juifs en France de 1880 à 1948 » a été´ inaugurée en Octobre 2012 à la mairie du Ve arrondissement de Paris par Monsieur le Maire, Jean Tiberi et Monsieur Jacques Fredj directeur du Mémorial de la Shoah.

Inauguration de l’exposition par M Jean Tiberi maire du 5e arrondissement de Paris
Allocution de M Jacques Fredj directeur du Mémorial de la Shoah

Les albums contenant photos et documents.
Habituellement ils sont consultables à la bibliothèque du Mémorial de la Shoah

Depuis elle a été´ présentée aux lecteurs et visiteurs de la Bibliothèque Marguerite Audoux (Paris IIIe) en juillet et Août 2013. Puis en Janvier 2014 elle a été montrée à onze classes de première du lycée André Boulloche à Livry-Gargan. Il s’agit d’une première tentative dirigée vers ce jeune public. La semaine d’exposition s’est terminée par une conférence témoignage de Mme Frida Wattenberg avec tous les élèves des classes de 1ère du lycée.

Elle a été installée ensuite dans la Mairie du IIe arrondissement de Paris et inaugurée par Monsieur le Maire, Monsieur Jacques Boutault. Mémoire juive souhaite aussi partager son « regard » avec le public le plus large possible. L’exposition a donc été présentée à Grenoble en Mai/Juin 2014 avec l’aide du Cercle Bernard Lazare – Grenoble.

Immédiatement après, elle fut proposée à la mairie du IIIe arrondissement de Paris au public du Festival des Cultures juives 2014.

2015

Le 5 Mars 2015 s’est tenue la conférence organisée par MÉMOIRE JUIVE-mjdp à l’auditorium de la ville de Paris en présence d’un public nombreux et avec un spectateur de marque : l’ambassadeur d’Israël à Paris, S.E. M. Yossi GAL.

Le documentaire ILS SE SONT ENGAGÉS, LES JUIFS DANS LA GRANDE GUERRE réalisé par MÉMOIRE JUIVE-mjdp et LE FSJU a été présenté en introduction. Ce documentaire a obtenu le label de la mission du Centenaire.

Puis M. Philippe Landau a développé les thèmes soulignés par le documentaire : le patriotisme des Juifs est indéniable mais l faut bien reconnaitre que l’armée a une certaine réticence à accepter des Juifs. Il n’en sera retenu que 5000 à 5500.

« Regroupés, ils sont en prise à un encadrement xénophobe et antisémite, lorsqu’ils sont intégrés avec d’autres immigrés, ils le sont avec des Russes orthodoxes dans une ambiance délétère et antisémite.” Ils participent à de dures batailles dans la Somme en 1915. Ils sont 4600 hommes engagés dans la bataille de Carency, 900 seulement en reviennent. Cette bataille deviendra le symbole de leur guerre.

Mme Hélène Hoog, conservatrice au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme a évoqué la Grande Guerre, en s’appuyant sur des photos et documents. Est ce parce que le rôle des combattants juifs de la guerre 1914-1918 a été oublié que les photos de cette période sont souvent anonymes?

Des interrogations naissent lorsqu’on étudie les œuvres artistiques, photos et documents de l’époque, mais on aurait aimé savoir tellement plus de choses sur la vie juive au cours des deux premières décennies du vingtième siècle. N’est ce pas déjà une mémoire en partie perdue ? 

 

À GAUCHE, au premier rang, M. Yossi Gal

Ambassadeur d’Israël en France .                                                                        

 © Photo M. Tremil

 

La Mairie du 6ème arrondissement de Paris et son Maire, M. Jean-Pierre Lecoq, Vice-président du Conseil général de Paris, son adjoint chargé de la Culture, M. Olivier Passelecq ont accueillis notre exposition dans le salon François Collet.

L’exposition est l’occasion de renouer le fil du dialogue avec un public que nous ne pouvons rencontrer autrement.

Beaucoup de touristes passent rue Bonaparte. Outre le plaisir d’avoir rencontré des touristes de Nouvelle Zélande, du Canada, des Etats Unis ou d’Israël qui nous laissent un gentil commentaire sur le Livre d’or, plusieurs centaines de personnes qui n’ont pas de lien direct avec l’histoire des Juifs ont découvert un monde qui leur est totalement étranger.

Ils découvrent que les Juifs ne sont pas que victimes mais aussi parents, grands-parents, enfants, élèves ou étudiants ou encore ouvriers, artisans, commerçants, soldats. Bref, ils vivaient en France comme “tout le monde” et parfois depuis longtemps.

Comme souvent, il y eut d’heureuses rencontres en particulier entre Histoire et histoire individuelle.

 

 

Nous avions souhaité traiter les thèmes de notre exposition sous forme de documentaire. Le premier chapitre, AUTREFOIS, AILLEURS, LES CHEMINS DE LA LIBERTÉ a été écrit.

Notre documentaire a été l’introduction d’une conférence à la Maison de l’Europe le Vendredi 19 Juin, au cours de laquelle , sont intervenus M Henri Minczeles journaliste, historien, auteur d’une Histoire des Juifs de Pologne, Mme Audrey Kichilewski maîtresse de conférence en Histoire contemporaine de l’ Université de Strasbourg pour enrichir la dimension historique du thème et Mme Michèle Tauber, universitaire, mais aussi chanteuse et conteuse pour illustrer la richesse de la culture juive par la lecture d’extraits d’ouvrages.   La conférence était organisée dans le cadre du Festival des Cultures juives.

 

2016

L’association MÉMOIRE JUIVE-mjdp a 30 ans et fête cet événement en organisant la projection de son documentaire AUTREFOIS, AILLEURS, LES CHEMINS DE LA LIBERTÉ, à l’auditorium de la Ville de Paris en juin en présence d’un public nombreux.

La projection est suivie d’un programme musical présenté par Mmes Jacinta et Michèle Tauber.

 

En novembre, l’exposition est présentée à TOULOUSE.

En décembre, à la Mairie du 13ème arrondissement de Paris.